Suite de notre entretien avec Anne-Laure de Montety. Nous avons désormais rendez-vous dans un des 30 magasins pilotes, pour une présentation en conditions réelles du baladeur.
Premier aperçu du magasin : l’enseigne Moovyplay (le "A") se distingue dans la nuit...

Une fois à l’intérieur, difficile de passer à côté des pancartes, affiches, vidéos et tapis à l’effigie de la marque Moovyplay... Le marketing remplit parfaitement son office !

La pancarte, à l’entrée du magasin
Le descriptif est aguicheur :
Tous les films, toujours disponibles
La fin des retours
Encore plus de choix de films
Fonctionne sur tous les téléviseurs
Simple à utiliser
30 jours pour activer vos films
48 heures pour les visionner
Charger vos films dans tous les points Moovyplay
Embarquez jusqu’à 40 films
Ne payez que les films que vous regardez
Nous reviendrons un peu plus loin sur l’ensemble de ces points... qui méritent quelques explications.
Un espace de confort est installé en plein milieu du magasin : 4 canapés, une table basse... Il ne manque plus que la cheminée...


Sur la table, nous attend le pack complet de l’offre Moovyplay.

Présentations :
Un catalogue est disponible dans tous les magasins, afin de consulter rapidement tous les titres disponibles. Ce catalogue est mis à jour régulièrement, au fur et à mesure de l’arrivage des nouveaux titres...

Une grosse boite noire...


... qui révèle son contenu :

Le baladeur Moovyplay
Le Moovyplay a été conçu à partir de la 5ème génération des baladeurs d’Archos. Et cela se voit ! Le baladeur reprend les formes générales du 605, l’écran en moins. Le résultat est très satisfaisant, le baladeur étant laqué d’un noir plutôt flatteur... affublé du logo Moovyplay, mis en évidence sur la face avant du produit.

Juste en dessous du logo, le récepteur infra rouge...
Les proportions du baladeur sont similaires à celles du 605, poids excepté : l’absence de l’écran et de la batterie se fait clairement sentir...

C’est donc un baladeur au design simple mais réussi, doté d’un poids plume qui contrebalance ses dimensions qu’on aurait souhaité néanmoins plus affinées. La capacité de stockage est de 40Go (pour 40 films environ).

Côté connectiques, on retrouve :
le port USB propriétaire qui permet le branchement du baladeur à la DVR Station
une sortie A/V
une alimentation secteur

Deux diodes sont également présentes : le témoin de mise sous tension et celle d’activation / chargement.

La station d’accueil

De design quasi identique à la DVR Station, bien que de couleur noire, le récepteur infra rouge a disparu (il est directement incorporé au baladeur) et un seul port est présent pour encapsuler le baladeur.
Les connectiques sont en nombre très restreint par rapport à la DVR Station, absence de fonctionnalité d’enregistrement oblige : sortie A/V et prise péritel.

A noter que le "saddle" bien connu des acquéreurs de baladeurs d’Archos, est encore présent... Ce qui prouve la simple déclinaison de la gamme d’Archos que représente cette version du Moovyplay.

Les ports USB sont, quant à eux, fermés et donc inutilisables.

La télécommande

Largement plus fine que celle de la DVR Station 5G, elle a été dessinée spécifiquement pour le Moovyplay : exit le clavier, la saisie de texte pourra néanmoins se faire via le système SMS (caractères affectés à chaque chiffre).

Enfin, on retrouve une prise secteur (et son adaptateur international), une sacoche de rangement et un guide de démarrage.


La sacoche dispose de plusieurs rangements
Bilan d’ensemble
Le Moovyplay se positionne sur sa station de la même manière qu’un 405 ou 605 sur la DVR Station. Une nouveauté néanmoins : un emplacement a été prévu pour poser la télécommande en position verticale...

Chargement des films
La société Moovyplay prend en charge l’encodage et la DRMisation (format Windows Media) de l’ensemble des films puis les pose sur un serveur central. Les films sont ensuite descendus dans les serveurs magasins. C’est à partir des serveurs en magasin que les films sont ensuite chargés dans les Moovyplay.
Chaque magasin peut décider de récupérer les films automatiquement, au fur et à mesure de leur mise à disposition par le serveur central, ou bien de sélectionner les films dont ils souhaitent disposer.
Une fois présents dans le serveur de chargement du magasin, le baladeur récupère, lors de prochaine connexion, l’ensemble du catalogue disponible. Le client peut alors par la suite, de chez lui ou dans le magasin, sélectionner les films qui l’intéresse.
Le client peut alors charger ses films et les débloquer à sa guise par SMS (au prix du forfait de l’abonnement téléphonique du client, sans surcout), mais il peut également les débloquer en magasin (débit direct lors du chargement) : il choisit selon ses préférences. Il peut par exemple payer tout de suite le ou les films qu’il est certain de vouloir regarder, et en charger d’autres à débloquer plus tard au gré de ses envies : l’objectif étant de donner un maximum de liberté et de souplesse aux clients.
Le site internet de Moovyplay, prochainement disponible, permettra :
d’acheter ou louer le baladeur Moovyplay
de créditer son compte
de rechercher les magasins Moovyplay à proximité
Précisions complémentaires

Les présentation sont donc désormais faites. Quelques précisions supplémentaires :
Planning de déploiement : depuis début novembre a débuté la phase pilote, avec une trentaine de magasins progressivement déployés avec l’offre de Moovyplay, principalement en région parisienne. Visite des magasins, mise en conformité, formation des vendeurs...
Le déploiement national est prévu pour le 1er trimestre 2008.
Chaque magasin sera approvisionné avec entre 100 et 150 baladeurs Moovyplay
D’après CPFK, 500 magasins du groupe (sur les 2200 en France) auraient déjà signé le contrat de déploiement de l’offre Moovyplay, suite à la présentation effectuée par le groupe en juillet 2007.
L’objectif est évidemment de convertir une partie importante de la clientèle active (environs 2 locations par mois) des vidéoclubs vers cette nouvelle offre Moovyplay. Le nombre de clients fidèles étant estimé, en France, à deux millions...
Deux systèmes sont possibles : l’achat du baladeur, pour 149 euros (dont 5 films offerts, soit 20 euros de crédit) ou bien sa location durant 24 mois, à 7 euros par mois.
La location d’un film est fixée à 4 euros, hors opérations thématiques ponctuelles.
Durée de visionnage : 30 jours à partir du chargement, 48h à partir de l’activation du film
Le baladeur Moovyplay n’est pas associé à un magasin : le client peut, à loisir, effectuer ses locations de films dans l’ensemble des magasins affiliés du groupe (Cinebank, Video Futur et Video Pilote) dotés de l’offre Moovyplay.

Un "kit mobilité" (prise secteur et câble A/V) est disponible, afin de permettre aux clients de se passer, si besoin, de la station d’accueil. Au prix de 14,90 euros supplémentaires.
Aujourd’hui, le client doit obligatoirement passer par le vendeur pour charger sur son baladeur les films sélectionnés. Le vendeur dispose d’un serveur permettant le chargement de 5 baladeurs en simultané, sans réduction de débit (10 films en 5min environ). Dans le futur, des bornes de chargement seront également présentes dans les magasins.
Catalogue actuel : 864 films + 150 supplémentaires en instance de chargement. Le potentiel de chaque borne étant de 14 000 films... (par comparaison : le magasin de test dispose de 1600 titres distincts)
Une équipe d’Archos est dédiée au développement de ce projet. Les mauvaises langues en déduiront pourquoi certaines fonctionnalités (qui a dit Widget ?) mettent tant de temps à venir... ;-)

Conclusion
A n’en pas douter, cette présentation de l’offre Moovyplay de CPFK est pour le moins aguichante... à double titre :
pour les clients de ces magasins, d’une part, qui disposent désormais d’une nouveau mode de location de leurs films
pour Archos, d’autre part, qui acquiert désormais une nouvelle dimension, celle d’un fournisseur de matériel.
Reste plus qu’à observer si la mayonnaise va prendre auprès des clients et des gérants de magasins. Quoiqu’il en soit, et comme toujours avec Archos, le potentiel est bel et bien présent ! Et le futur reste à écrire...

Merci à Anne Laure de Montety et Simone Agarez pour cette présentation passionnante !
PS : pour l’anecdote, juste avant la fermeture est arrivé un des développeurs d’Archos travaillant sur le projet...