Titre originel du topic :
Des Archos 101 IT pour les élèves de 6e et les seniors en Corrèze?
Je vais finir par l'aimer cet homme là
C'est ici :
http://www.zdnet.fr/actualites/des-t...htm#xtor=RSS-8
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Des Archos 101 IT pour les élèves de 6e et les seniors en Corrèze?
Je vais finir par l'aimer cet homme là
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Pour les élèves de 6eme sa vaut pas un laptop sous un os qui dispose des bons logiciels.
je connais Ordicollège
il faut des OS de types windows
The Old Man of Archos :Du Jukebox 6000 à l'Archos Gen xx,
Galaxy Nexus en Jelly Belly
Il faut tellement de condition pour qu'une tablette soit utile à un collégien que je pense que le marché n'est pas encore prêt.
Il faut déjà une version e-book des livres scolaires,
Un contrôle parentale efficace pour limité le surf,
L'installation de hot spot dans le collège,
Un moyen pour les profs d'avoir un contrôle minimum du contenu de la tablette,
La possibilité de limiter l'installation d'applications et un contrôle sur les applications en question,
Éventuellement, des programmes éducatifs.
Pour le moment je crois que rien de tout ceci n'existe, ce qui limite la rôle de la tablette à celui de gadget inutile.
Une tablette pour l'éducation nationale nécessiterait une sur-couche logiciel spécifique.
Avec toutes ces conditions, la tablette peut remplacer des bibliothèques complètes, alléger les cartables, et permettre aux profs d'utiliser pour leurs cours toutes sortes de média, livres, audio et video.
C'est comme 2 ipad par collège dans les haut-de-Seine : Mouarf
Dernière modification par gabrie1 ; 26/10/2010 à 11:31:38.
je bosse sur ce projet à l'académie de Créteil
pas facile de mettre cela en place aussi bien au niveau des éditeurs de livres que dans les établissements pour les hotspots
The Old Man of Archos :Du Jukebox 6000 à l'Archos Gen xx,
Galaxy Nexus en Jelly Belly
Je pense pourtant que l'éducation nationale est le seul acteur ayant assez de poids pour y arriver, surtout au niveau des éditeurs.
C'est le seul client en France pour les manuels scolaires, si un éditeur décide de refuser sans autre forme de procès le passage à l'e-book, qu'un autre dise oui, et il perd un marché juteux.
Si il y a bien un secteur ou le passage au livre électronique a de l'intérêt, c'est bien l'éducation.
Tout ce qu'il y a à espérer, c'est que les éditeurs changent de modèle économique avant que les utilisateurs n'aillent se servir eux même, faute de service légal attractif, comme pour les videos ou la musique.
Dernière modification par Hoch ; 26/10/2010 à 12:06:16.
C'est où la Corrèze ?![]()
Darkfox- [Emeric] -
Qu'à cela ne tienne : éteint, un Archos ne buggue jamais.
Lorsque l'on déploie ce genre d'outils dans un environnement professionnel, il est indispensable de définir très précisément un ensemble d'objectifs à atteindre.
Une fois la définission de besoin établie on peut envisager sa mise en place : Développement des applications, stabilisation de l'environnement et sécurisation de l'ensemble.
Par la suite, pour garantir l'utilité de l'outil sur le long Terme, il faut industrialiser la solution.
Dans le cas de l'enseignement on devrait être dans ce schéma. . .
Pour les séniors la démarche n'est pas la même. Il s'agit d'amener une ouverture vers l'extérieur une distraction. Les tablettes peuvent être proposées telles quelles.![]()
Dernière modification par Scarabai ; 26/10/2010 à 12:16:41.
Bonjour,
Je suis enseignant et très impliqué dans l'usage des Tices en établissement scolaire.
Convertir les manuels en ebook ?
Réduire à un ebook un manuel scolaire est très restrictif : il s'agirait d'un manuel entièrement numérisé. Il existe actuellement des "manuels numériques" qui vont bien au delà avec présence de ressources diverses et variées ainsi qu'une interactivité prof-élève. Ceci sous différents modèles économiques (standard commercial des éditeurs ou travaux d'associations en créative commons).
Un contrôle parental pour le surf ?
Dans les établissements scolaires, il existe sous forme de serveurs proxy (tel que le slis) et est très efficace.
A la maison, c'est ni plus, ni moins que le rôle des parents et ce quel que soit le mode de consultation : tablette, ordinateur, ect... n'oublions pas que la Tv doit aussi être contrôlée.
Hot spots ?
Qui dit hot spot sous entend accès libre. On peut plutôt envisager des accès sécurisés avec une maitrise des lieux de connexion possible et des tranches horaires de connexion. Un arrêt des bornes en dehors des heures de cours ou l'utilisation des possibilité de filtrage d'accès des serveurs sont des pistes de travail.
Pour ce qui est des ondes, c'est un autre débat mais regardons le nombre de téléphones mobiles dans les poches des collégiens... Il faut peut-être arrêter l'hypocrisie.
Contrôle du contenu de la tablette
Au même titre que le contrôle du contenu des environnements de travail des élèves sur les ordinateurs disponibles dans les établissements scolaires.
La plupart des ressources scolaire étant hébergées sur des serveurs, un verrouillage de l'accès au menu de propriétés de la tablette et au market pourrait être suffisant. Et un reset pourrait réinitialiser à la config d'origine. Cela nécessiterait surtout l'obligation d'avoir un android personnalisé.
Des programmes éducatifs : Ils existent car bien souvent sous forme de sites. Et l'émergence des tablettes verra obligatoirement arriver des applications orientées éducation.
Sur-Couche logicielle spécifique : Oui et non.
Une adaptation du système de base installé sur la tablette, oui.
Une surcouche logicielle spécifique : Non, car en fait elle existe déjà... Cela se nomme un ENT (Environnement Numérique de Travail), qui se nommait à une époque cartable électronique. C'est aujourd'hui une réalité, et petit à petit, tous les établissements scolaires sont dotés de cet outil. On y accède par un navigateur et tourne bien sous Android (testé sur Archos5it et téléphone Galaxy Spica). Il faudrait juste des Widgets spécifiques aux Ent (les éditeurs d'Ent étant à l'écoute des demandes pour garder les marchés, cela ne semble pas non plus un problème).
Pour conclure, l'éducation nationale ou les tablettes ne sont pas forcement prêts tels quel à l'adoption des tablettes mais nous n'en sommes pas loin.
Si on raisonne en terme d'usage, c'est probablement l'outil le plus adapté aujourd'hui mais à la condition suivante (pour une expérimentation) :
- Une équipe pédagogique définit ses usages et ses besoins,
- Elle sélectionne matériel, applications en fonction des besoins définis, de la ressource pédagogique disponible ou à créer et de la capacité des développeurs à adapter le matériels aux besoins pédagogiques.
- Elle peut ensuite "tester" sur au minimum 1 an avec 1 ou plusieurs classes. Le retour d'expérience permettant alors d'adapter le dispositif et éventuellement de le généraliser.
Voila, j'espère avoir donné un point de vue d'un acteur de base de l'enseignement.
L'école d'aujourd'hui est en partie numérique ; celle de demain le sera de toute façon ; mais pas dans 10 ans... Hier, c'est déjà demain !!! Il ne faut pas que l'école se mette en marge de la société en refusant les avançées technologiques ou en les réalisant trop tard.
Bien à vous.
tout à fait d'accord
je suis aussi enseignant
il faut aussi ajouter la possibilités de rendre les devoirs sous la forme écrite et/ou numérique
mais aussi se reposer sur un bon SAV !
The Old Man of Archos :Du Jukebox 6000 à l'Archos Gen xx,
Galaxy Nexus en Jelly Belly
Rendre les devoirs... une évidence, c'est pour ça que je l'ai oublié ;) Je travaille sous didapages et n'utilise plus du tout de livre ou cahier avec mes élèves... la tablette serait un plus (et le flash passe bien maintenant).
Le SAV ? pour moi, il fait partie intégrante du matériel. Un matériel, c'est l'objet, sa livraison, sa mise en service, sa garantie, sa maintenance hors garantie, son remplacement et son recyclage... C'est vrai que pour mon département, CG veut dire Conseil GENEREUX et pas Conseil Général ;) merci le cg06 de s'impliquer autant dans le numérique au collège.
Pour ma part, nous allons être dans la phase 1 du projet : constituer l'équipe et définir usage et besoins. Si tout va bien, une (ou plusieurs) classes tablettes veront le jour en septembre.
Ps : Doter des élèves c'est bien, mais il faut également doter et former les enseignants : Penser qu'un enseignant peut utiliser et faire utiliser du matériel quotidiennement à ses élèves sans être lui-même doté et équipé, c'est aller droit dans le mur.
je forme mes collègues à cela..
c'est le CG93 qui fait office de papa noël chez moi
Pour le SAV, c'est souvent le pourquoi du non choix d'Archos
Il faut aussi travailler avec les éditeurs de livres pour avoir de bons manuels numériques et non la mise sous PDF des manuels
The Old Man of Archos :Du Jukebox 6000 à l'Archos Gen xx,
Galaxy Nexus en Jelly Belly
Allez hop, une petite dissertation philosophique du samedi matin.
@Hugo06 : Tu réfléchis de manière intelligente, posée et raisonnée à la manière de mettre en œuvre les nouvelles ressources numériques dans l'école, et ce manière convaincante.
Mais, à mes yeux, si tu réfléchis à la forme, tu éludes la question de fond, très politiquement incorrecte, à savoir : les ressources numériques ont-elles leur place à l'école ?
Bien sûr, elles peuvent être utiles. Mais de là à ta conclusion…
C'est considérer d’un part que les ressources numériques sont une cause évidente de progrès dans l'acquisition du savoir et de la pensée pour les élèves, d’autre part que ce progrès est de toute façon inéluctable.
Or, à bien y réfléchir, c’est un dogme qui n’a rien d’évident.
Bien sûr, accéder à des bibliothèques nationales ou étrangères en lignes, à des outils comme des dictionnaires de toutes sortes, à des catalogues illustrés de musée, à des parcours interactifs, des présentations dynamiques ou interactives, tout ceci peut apporter quelque chose. Et puis, le monde qui nous environne devenant de plus en plus numérique, il semble évident qu'il faut former les élèves à ce monde nouveau.
Mais à vrai dire, et au risque d’être paradoxal, je pense au contraire que la meilleure manière de permettre à ces élèves d'entrer dans ce monde nouveau, c'est justement d’y entrer le plus tard possible.
Le tout numérique est déjà entré à l’école par la petite porte et ses effets sont d’ores et déjà dévastateurs. Commençons par les moins graves.
Le tout numérique est une évidente cause de distraction continue, à la maison comme en cours. Le temps passé sur les réseaux sociaux comme FaceBook, les SMS que les élèves s’envoient sans cesse sont autant de temps perdu à la maison comme en classe. Comment étudier un texte philosophique avec des élèves qui ne sont intellectuellement présents que par intermittence ?
A la distraction s'ajoute également le danger de la dispersion et de la pensée fragmentée et discontinue. Internet offre une masse gigantesque, multiple, changeante et virevoltante, qui exige pour être exploité un rigoureux esprit de concentration, de synthèse et d'organisation.
Il ne faut pas oublier de dire que le tout numérique est également une cause de rupture d’équité sociale. Tous les élèves ne sont pas connectés chez eux, tous les élèves n’ont pas un téléphone portable, tous les élèves n’ont pas un smartphone avec un abonnement data illimité.
Le tout numérique est une cause de triche. A la maison, les élèves se communiquent les réponses aux devoirs, consultent des sites spécialisés recensant (avec des erreurs) les réponses aux questions posées par les manuels scolaires, recopient des fiches wikipédia ou des résumés d’œuvres trouvés au hasard, achètent sur des sites payants spécialisés (Oodoc, Oboulo etc.) des commentaires composés ou des dissertations toutes faites. Pendant les contrôles, les élèves communiquent entre eux par SMS ou à d’autres classes les sujets de SVT photographiés avec leur portable, consultent des corrigés en lignes pendant les interrogations. Même aux épreuves du baccalauréat, on recense maintenant de nombreux cas de triche avec des portables. Il faut ajouter que la triche est aussi une rupture d’équité sociale entre les élèves, puisque tous ne peuvent pas tricher.
Le tout numérique occasionne également une grave perte d’intimité : abandonnant toute vie privée, les adolescents dévoilent - aux yeux de tous et sans toujours s’en rendre compte - leur vie personnelle, leurs goûts, leurs occupations et préoccupations sans que personne ne mesure réellement les conséquence à terme d’une telle exhibition. S’ajoutent à cela les atteintes à la vie privée des autres : les élèves constituent des groupes, où ils exposent à leur insu des photographies ou des vidéos de leurs camarades voire de leurs professeurs prises en classe. Non seulement le monde numérique procure, avec son impressionnant nombre d’amis virtuels, l’illusion de la vie sociale et de la communication, mais il brouille dangereusement les frontières nécessaires entre l’espace public et l’espace privé.
Le tout numérique procure une illusion à la fois d’instantanéité et d’omniscience. Une réponse à une question peut et doit être immédiatement trouvée. Et tout le monde peut tout savoir sur tout. Or, le savoir est rarement simple. Souvent complexe même, il se construit avec recherche, patience, progressivité, lenteur, bref avec du temps. Imprimer en un clic une chronologie de dynasties égyptiennes, est-ce un savoir acquis ? Trouver la conjugaison d’un verbe en ligne, est-ce savoir le conjuguer ? Utiliser un traducteur automatique en ligne, est-ce savoir parler anglais ? Non, car ce qu’on trouve aussitôt est aussitôt oublié.
Apprendre, c’est long. Les élèves n’ont plus cette patience de l’apprentissage : s’ils ne réussissent pas immédiatement, ils sont découragés immédiatement. Combien d’élèves recopient la toute première page des milliers fournies par Google ? Combien même lisent entièrement cette page ? Comment leur demander de lire et d’analyser un roman de plusieurs centaines de pages ou d’écouter et d’apprécier un opéra de plusieurs heures ? Faut-il renoncer, au nom du progrès, à des pans entiers de notre culture parce qu’ils ne répondant pas à ce critère de l’immédiateté et du format single ?
Dernière et terrible conséquence de cette révolution d’un savoir conçu non comme assimilé mais mobilisable à volonté, disponible si besoin est, c’est-à-dire fondamentalement extérieur à l’élève : raison profonde de la triche qui se généralise, la perte d’autonomie et de confiance en soi, l’absence de constitution d’une culture personnelle et de l’acquisition d’une méthode de pensée. Or précisément, ce sont cette culture personnelle et cette méthode de pensée qui permettent la naissance - lente et progressive - du discernement, du jugement personnel et de l’esprit critique. Peut-on résoudre un problème mathématique complexe autrement que par soi-même ? Peut-on apprécier la beauté d’un texte littéraire autrement que par soi-même ? Peut-on réfléchir à la Shoah si on a besoin de télécharger des documents pour savoir ce que c’est ?
Une fois cette culture constituée et cette méthode de pensée acquise, les élèves peuvent entrer avec confiance dans le monde numérique, avec l’esprit critique nécessaire pour aborder le chaos qu’est internet.
A l’école, il ne sera jamais trop tard pour ne pas entrer dans le numérique.
Ce n’est donc pas par immobilisme qu’il faut lutter contre le tout numérique à l’école, mais en conscience.
Et c’est un modérateur de forum, passionné d’informatique et de technologies nouvelles, qui vous le dit.![]()
En cartable numérique, il n'y a pas photo, je me rappelle quand j'avais12-13 ans, le cartable de 10-15kg.
C'est un fait, il faut apprendre aux enfants à ne pas prendre internet comme argent comptant, et ce n'est pas le plus facile.
De même leur faire admettre qu'un message sur le net n'est pas différent d'une parole en face à face, une insulte derriére un pseudo peut être grave de conséquence.
Le net déresponsabilise les enfants, et les parents souvent, ne le contrôle pas assez, ils ont un sentiment d'impunité.
Le net ils l'ont chez eux, et sans contrôle, ni personne pour leur apprendre le bon usage.
Ils n' ont pas attendu le numérique à l'école, au moins en milieu scolaire, il y a le contrôle des proffs
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